Light blazer en détail

Hier soir, je suis allée écouter Light blazer,  un excellent groupe de jazz-rock-funk et des amis en plus, au baiser salé. La soirée a commencé par une bière. Cela peut paraître parfaitement anodin dans un bar. D’habitude, je ne bois pas de bière mais hier, j’ai décidé de me préparer pour pouvoir goûter les bières japonaises lors de mon prochain séjour sur l’île de Shikoku. J’ai donc bu une blanche qui n’est pas si désagréable à boire après tout.

Ensuite, le concert des Light blazer. La salle du baiser salé est petite et comme je me suis installée peu avant le début du concert, je me suis retrouvée avec mes amies au premier rang, quasiment collée aux musiciens. Cela a l’avantage de pouvoir profiter de ce qui se passe sur scène mais ce n’est pas l’idéal en termes de confort acoustique, notamment lorsque les musiciens sont sonorisés comme hier soir. Nous avons utilisé des mouchoirs en papier pour nous fabriquer des bouchons d’oreille, truc à retenir pour une prochaine fois mais il me faut vraiment investir dans des bouchons.

J’avais déjà entendu la plupart des compositions de Jonas Muel, également saxophone ténor lors d’un concert au printemps dernier. La différence cette fois réside dans la fragmentation sonore que j’ai ressentie à me trouver si près des musiciens. J’ai retrouvé la sensation auditive que l’on a en tant que musicien dans un ensemble. Cependant, en position d’auditrice, j’ai eu l’impression d’être schizophrène car j’entendais et j’appréciais chaque partie sans arriver à les superposer. La rythmique était fantastique. J’adore les thèmes, le son et l’ambiance de chaque morceau. Mais la difficulté à avoir une idée plus globale à l’écoute me rappelle cette explication du chef d’orchestre Wilhelm Furtwängler : il choisissait des tempos assez lents pour permettre l’addition acoustique des différents matériaux sonores de l’orchestre pour l’auditeur extérieur à l’orchestre.

J’ai pu prendre du recul à l’audition dans le troisième set. Le groupe a joué deux morceaux que j’aime beaucoup : « verrue génitale » et « cul d’oursin ». Je pensais avoir une préférence pour « cul d’oursin » mais à l’écoute en direct, mon coeur penche pour « verrue génitale » avec l’alternance entre le son plus fragile du vibraphone coupé brutalement avec les accents rock de la guitare et de la basse : un régal. Une mention spéciale pour Cédric Ricard qui a remplacé au pied levé, le saxophone alto souffrant suivant les termes consacrés : il s’est vraiment bien sorti des parties de sax difficiles.

Light blazer au baiser salé le 8 septembre 2010. Jonas Muel Sax Ténor, Compositions ; Julien Silvand Trompette ; Cédric Ricard en remplacement de Julien Soro Sax Alto ; Julien Goepp Batterie ; Stephan Caracci Vibraphone ; Guillaume Marin Basse ; Yoann Kempst Guitare
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