5 – Un dimanche au soleil (Shikoku 四国 17 octobre 2010)

Ce dimanche matin a été consacré à un autre type de spectacle traditionnel japonais, le théâtre de marionnettes Awa dont nous avons vu une représentation à l’Awa Jûrobei Ashiki. Nous avons visité le musée avant le spectacle et une guide du musée nous a montré le fonctionnement des marionnettes qui sont très grandes pour être vues de loin et qui doivent être manipulées par trois personnes : une pour la main droite, le corps et la tête, une pour la main gauche et une dernière personne pour les pieds. J’ai d’ailleurs pu essayer de manipuler une des marionnettes qui pèse très lourd, entre 3 et 5 kg, pour le seul bras gauche. La guide nous a d’ailleurs expliqué que c’est la raison pour laquelle les pièces ne duraient pas plus d’une heure (nous avons pu profiter de la traduction de l’accompagnateur d’un couple qui parlait espagnol). Nous nous sommes installées dans la salle qui a été ouverte sur le beau jardin intérieur de la maison afin de laisser rentrer la lumière du jour.

Le spectacle présenté concernait le premier acte d’une pièce célèbre du théâtre de marionnettes Awa, « Keisei Awa no Naruto ». Au début, Jurobei et sa femme Oyumi  sont installés comme voleurs dans la ville d’Osaka afin de récupérer un trésor de famille qui a été dérobé, l’épée « Kunitsugu ». Ils ont donc laissé derrière eux leur petite fille Otsuru. Celle-ci a grandi et  voyageant comme pèlerin recherche ses parents. Elle se retrouve ainsi dans la maison de Jurobei et Oyumi. Sa mère découvre alors qu’il s’agit de sa fille mais se retrouve devant un dilemme : révéler son identité à sa fille ou ne rien dire pour ne pas risquer d’être découverte par les autorités locales. Elle choisit de ne rien dire et de laisser partir son enfant, la mort dans l’âme. Dans le second acte que nous n’avons pas vu, Oyumi change d’avis et décide de partir à la recherche de sa fille. Cependant, pendant ce temps, son mari, et le père d’Otsuru, manquant d’argent, décide de dérober l’argent d’Otsuru et pour cela, l’assassine ne sachant pas qu’il s’agit de sa fille. Sa femme revient et découvrant la mort de sa fille s’écroule de chagrin. Jurobei doit tuer les deux policiers qui interviennent alors et s’enfuit ainsi que sa femme après avoir brûlé sa maison où est resté le corps de sa fille. Le texte est chanté par une conteuse accompagnée par une musicienne au shamisen. Le shamisen est un instrument à 3 cordes. La musique et le chant, même si on ne comprend pas les paroles, donnent un caractère triste, voire tragique avec le mouvement codifié des marionnettes. On se laisse prendre par l’atmosphère de l’ensemble. La conteuse change d’ailleurs de voix pour faire les différents personnages avec une voix quasi enfantine pour Otsuru et plus mûre pour Oyumi. A la fin de la représentation, les marionnettistes se découvrent : ce sont toutes des femmes autour de cinquante-soixante ans.

Nous avions une heure avant de reprendre le bus, ce qui nous a donné l’occasion de nous balader encore dans cette petite ville avec ses champs et ses rizières.

De retour à Tokushima, nous avons mangé un plat de udons avant de faire une dernière promenade au bord de la rivière puis dans le parc central de Tokushima où nous avons pu retrouver le calme et la tranquillité, même si nous nous trouvions à quelques mètres à peine de la gare et de la voie ferrée.

Nous avons rejoint Matsuyama après un trajet en train de près de quatre heures avec une correspondance à Takamatsu. J’aime le train car on peut regarder le paysage défiler et changer. A Matsuyama, nous découvrons finalement la ville la plus importante de Shikoku où je suppose que nous verrons plus de touristes et d’hommes d’affaires qu’à Takamatsu. Nous avons mangé une soupe et des champignons en tempura dans un petit box fermé d’un restaurant. Un groupe de jeunes gens est arrivé après nous et nous avons pu profiter de leurs joyeuses et bruyantes conversations. A priori, nous avons vu beaucoup de jeunes de sortie ce dimanche soir.

 

 

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