7 – Dernière journée (Shikoku 四国 19 octobre 2010)

Notre dernière journée à Matsuyama et sur l’île de Shikoku s’est déroulée tranquillement. Après un séjour si agréable, il aurait été dommage de céder au stress avant le retour.

Nous avons d’abord voulu aller à la maison nommée Shikido d’un des grands écrivains japonais de haïkus, Masaoka Shiki. Mais avant d’arriver dans sa maison, nous avons tourné un peu et nous sommes arrivées devant l’hôpital de la préfecture d’Ehime. Nous sommes donc entrées afin de voir comment vivait un hôpital japonais par rapport à un hôpital français. En premier lieu, on voit beaucoup de personnes avec un masque pour protéger autrui de la contamination. Ensuite, dès le hall d’entrée, on est pris dans le flux des patients qui attendent qu’on les appelle pour leur consultation. Il existe donc un mouvement permanent dans la grande salle d’attente tandis que dans des box, des infirmières gèrent les rendez-vous et mènent les patients vers une petite pièce où doit consulter le médecin. Sorties de l’hôpital, nous avons finalement trouvé le shikido qui a été reconstruit après un incendie mais qui nous donne une bonne idée de l’intérieur propice à la réflexion et à l’analyse d’un écrivain.

Nous avons décidé de nous diriger vers le parc du château de Matsuyama en suivant la galerie marchande du sud de la ville. Nous avons ainsi complété nos courses. J’ai enfin pu trouvé une boutique qui vendait du thé car je désespérais de ramener du thé de ce pays pourtant connu pour son thé vert. Quant à la consommation de thé dans un café, jusqu’au bout j’ai espéré pouvoir déguster un thé chaud et non un thé glacé, ailleurs qu’au Starbucks café, en vain. Finalement, je constate que je suis une voyageuse snob sur un point : mes consommations en boisson car je ne bois pas de café, rien avec du lait, je préfère le jus naturel, surtout les smoothies et je ne prend généralement pas de soda.

A midi, après notre encore excellent plat de somen à cinq couleurs, nous avons dirigé nos pas vers le jardin historique Nimoru qui comportait dans le passé la résidence du seigneur des lieux puis de son héritier. Durant notre visite, j’ai photographié quelques dahlias nains qu’un jardinier arrosait. Ce dernier nous a ensuite gentiment cueilli des « mikan » ou mandarines d’un des arbres du jardin. Ce jardin comporte un « suinkikutsu » : il s’agit d’un système dont le premier exemple date du 18ème siècle avec une jarre en métal retournée et enterrée dans lequel tombe de l’eau goutte à goutte. Un tube en bambou permet d’entendre le son, voire la mélodie que fait ce goutte-à-goutte. Je ne pensais pas qu’on pouvait obtenir une si belle qualité de son avec un tel système qui devait servir pour le drainage au départ. En tout cas, les compositeurs actuels avec la musique minimaliste n’ont rien inventé. Plus généralement, j’ai d’ailleurs apprécié dans les temples que nous avons fréquenté les différents sons de cloches ou même de percussions comme un bloc de pierre frappé par un marteau en bois. En effet, le son obtenu est bien plus rond et moins métallique que celui des cloches des églises françaises.

Après avoir profité un long moment de la nature et du silence du jardin, nous sommes tranquillement revenues récupérer nos bagages à l’hôtel pour reprendre le train pour Takamatsu. Nous avons bien intégré les habitudes japonaises car nous avons pris notre place pour faire la queue près de la porte de notre wagon. A Takamatsu, nous avons pris un taxi pour rejoindre notre hôtel proche de l’aéroport. Le trajet en voiture à travers la ville en suivant l’avenue principale m’a permis de revoir un peu mon opinion sur Takamatsu après avoir vu Matsuyama. En effet, Matsuyama est peut-être plus étendue et plus agitée que Takamatsu mais cette dernière possède finalement une élégance et une brillance plus tranquille et plus moderne.

Je ne suis pas pressée de retrouver mon quotidien à Paris après ce séjour où nous avons pu toucher, profiter et finalement apprécier différents aspects de la vie et de la culture japonaise. Cependant, il y a une chose dont je profiterai davantage à mon retour : siroter un bon thé chaud dans un café parisien.

 

 

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2 commentaires pour 7 – Dernière journée (Shikoku 四国 19 octobre 2010)

  1. David dit :

    J’aime bien les derniers mots que vous utilisez pour décrire Takamatsu. 🙂

    Pour le thé chaud, vous me surprenez, il y en a partout… Quoique… À la réflexion, il y en a partout dans les restaurants, et dans les maisons mais pas dans les cafés…
    Je crois que cela vient du fait que c’est quelque chose que l’on boit pendant les repas d’un côté (leur présence dans les restaurants), et même si on en boit en dehors des repas à la maison, quand on va au café, c’est pour boire des choses que l’on ne trouve que peu ou pas à la maison (du café, du thé froid, etc.)

  2. Ping : Préparer son voyage à Shikoku (四国) | Levia carmina

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