8 – Le retour (Shikoku 四国 20 octobre 2010)

Le départ en avion était matinal à l’aéroport de Takamatsu et nous avons pu profiter d’une dernière vue sur la région du café de l’aéroport et le bel effet d’onde de la pièce d’eau devant le bâtiment. Le ciel était couvert et les monts entourant la ville étaient entourés d’une brume bleutée. A l’enregistrement, l’hôtesse n’avait pas pu nous mettre sur des sièges à côté, ce qui semble l’avoir tracassée car elle est venue nous retrouver en salle d’embarquement pour nous donner une nouvelle carte d’embarquement pour avoir de sièges côte à côte. Le vol de Takamatsu nous a permis d’atterrir sur l’aéroport de Séoul Incheon perdu dans une sorte de brumasse.

Le vol de Séoul à Paris a été long car pour se recaler rapidement avec l’heure française, nous n’avons pas dormi sur l’ensemble du vol. Pour ma part, j’ai passé une très grande première partie du temps à trier les photos du séjour à Shikoku tout en écoutant de la J-Pop que je découvre. L’arrivée à Roissy Charles de Gaulle se déroule dans de bonnes conditions car le temps est relativement dégagé et le soleil en train de se coucher fait rougir les bâtiments de l’aéroport. C’est un retour moins déprimant que d’arriver dans le froid et la pluie.

Pour terminer cette série d’articles sur mon voyage à Shikoku, un peu en vrac, mes impressions sur le Japon et l’île de Shikoku.

L’île de Shikoku n’a sans doute rien à voir avec des zones plus urbaines et surtout avec la métropole qu’est Tokyo. Ainsi, certaines de mes impressions à Shikoku ne se retrouveraient peut-être pas dans le contexte de la capitale nippone. De plus, comme dans tout voyage, la vision qu’on peut avoir d’un pays et d’une culture ne peut être que parcellaire et fonction des activités effectuées et des gens rencontrés.

Dans le rapport avec les gens, je suppose que le caractère plus provincial de Shikoku aide à des contacts plus faciles avec les autochtones, surtout si on connaît quelques mots de japonais. Contrairement à ma camarade, j’ai moins ressenti le regard intrigué des habitants par rapport aux « gaijin » que nous étions. Cependant, nous n’avons aucunement senti d’hostilité et les gens avec qui nous avons discuté ont été fort sympathiques et ont fait l’effort d’essayer d’être clairs et simples dans leurs explications.

La relation à la nourriture et la possibilité de bien manger pour un prix modique me plaît assez. Il est vrai qu’en France, même si on a peu le temps ou l’envie de cuisiner après le travail, on préfère manger chez soi que sortir pour manger avant de rentrer chez soi. Quelques détails sont quand même déroutants pour un Européen comme le fait qu’on ne vous donne jamais de serviette. Pour une célibataire, c’est idéal de pouvoir manger au coin de la rue sans se soucier d’avoir à cuisiner. Mais j’avais déjà remarqué que la culture asiatique aimait manger dehors alors qu’en France par exemple, le repas au restaurant est relativement exceptionnel et on privilégie le repas en famille, à la maison. Les anecdotes amusantes pour les repas concernent surtout les boissons. En premier lieu, je suis une amateure de thé et je pensais pouvoir en boire souvent au Japon, quelle ne fut pas ma surprise de ne pouvoir en boire qu’à deux occasions au restaurant et dans le premier restaurant dans lequel nous avons mangé des udons, le seul choix en termes de boisson  fut « eau froide ou bière ».

Les références en termes de mode pour les jeunes filles m’intriguent et n’étant pas au fait de la représentation portée par chaque type de vêtement, je ne peux pas dire si certaines tenues arborées sont vulgaires ou dans la tendance. Toutefois, je ne suis pas fan de la mode « fourrure de peluche », pas plus que cette tendance à donner beaucoup d’importance, parfois trop, aux accessoires. En effet, que dire d’un téléphone décoré de deux peluches plus grosses que le téléphone lui-même.

Par ailleurs, la vision européenne d’un Japon urbain et extrêmement modernisé a été modifiée par ce voyage à Shikoku. En effet, contrairement aux pays européens où même en dehors des villes, la nature reste maîtrisée par l’homme, ici on sent que la nature peut rester exubérante à certains endroits avec des insectes, en particulier, en nombre inconcevable en Europe.

Il va me falloir m’intéresser à la variété japonaise car pour une fan de générique et de musique d’anime, je me suis rendue compte qu’en fait, c’est de la Japanese Pop ou J-Pop. On est loin des chansons du club Dorothée et autres. Et comme chanteuse, je préfère des airs que je peux chanter, contrairement à la variété française où je trouve de moins en moins de chansons qui me plaisent. Evidemment, je ne comprends pas forcément les paroles. Cependant, je compare davantage la variété japonaise à la chanson malgache que j’aime beaucoup également.

Cela me ramène d’ailleurs aux différentes qualités de voix que peuvent avoir les jeunes filles et les femmes japonaises avec une sorte de petite voix enfantine, même pour des jeunes femmes avant d’avoir une voix légèrement plus grave lorsqu’elles vieillissent. D’ailleurs, entendre si peu de voix vraiment graves chez les femmes japonaises me paraît étrange et interroge sur l’influence de la société sur la qualité de la voix. Certes, je sais que moi-même je le fais puisque je peux avoir des voix différentes au niveau du rythme et de l’intensité en fonction des circonstances. Toutefois, chez les Japonaises, cela va quasiment jusqu’à avoir une voix semblable d’une personne à l’autre et une chanteuse de variété pourra avoir une voix chantée diamétralement opposée de sa voix parlée.

Le Japon me rappelle Madagascar par certains aspects : les rues secondaires peu éclairées en ville ou l’absence d’éclairage dans la campagne, la nature et les rizières qui envahissent la ville.

En ces temps de lutte contre le réchauffement climatique, j’ai observé deux choses au Japon. Tout d’abord, les chauffeurs de bus ou de car lorsqu’ils attendent de repartir le font moteur constamment allumés. Je ne sais pas quel est le prix du carburant au Japon mais cela doit faire une sacrée consommation, rien qu’à l’arrêt. Ensuite, dans les magasins, les vendeurs suremballent les courses d’abord chaque article est empaqueté séparément avant d’être mis dans un sac.

Maintenant la prochaine étape  : Tokyo !

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