L’or des Incas au-delà des mystérieuses cités d’or

Je suis de la génération qui a suivi avec passion le dessin animé « les mystérieuses cités d’or » avec Esteban, Tao et Zia. Je me rappelle qu’à la fin de chaque épisode, nous avions droit à un petit documentaire sur la culture péruvienne. Je suppose que cela a joué dans mon intérêt pour aller voir l’exposition « l’or des Incas » à la Pinacothèque de Paris.

J’ai été très surprise de la qualité des pièces présentées à cette exposition. Il est vrai que l’on mesure trop promptement et facilement les autres cultures à l’aune de la culture occidentale. Cependant, cette exposition avait pour objet de montrer que les civilisations passées de la Cordillère des Andes ne se réduisent justement pas aux Incas et de nous en apprendre plus sur la culture andine avant l’arrivée des Espagnols.  Au moment de l’invasion par les conquistadores au XVème siècle, les Incas avaient réussi à soumettre d’autres peuples andins sur un vaste territoire en Amérique du Sud.

Dans cette exposition, j’ai beaucoup aimé l’art de la culture sicàn avec de très beaux bijoux en or, argent, cuivre ou alliage extrêmement travaillés. L’or avait une très grande importance dans la culture andine mais contrairement aux civilisations occidentales, l’or n’avait pas de valeur monétaire. L’or avait une valeur symbolique forte comme étant « la sueur du Soleil ». On comprend que le conquérant espagnol ait pu trouver dans les Andes l’Eldorado, le pays de l’or et autres métaux précieux. Dans les objets en métaux, j’ai vraiment préféré les spatules à chaux, destinés à rajouter un peu de chaux dans la feuille de coca mâchée sous ces latitudes. En effet, ces spatules étaient surmontés généralement de petits personnages très finement et précisément dessinés.

Cependant, plus que la perfection technique dans le travail du métal, l’exposition montre aussi l’habileté des artisans  andins dans les céramiques et les textiles. On peut donc voir des bouteilles, des gobelets et des amphores en céramique avec de belles couleurs, des motifs géométriques ou animaliers. Les textiles m’ont fasciné par leur ingéniosité, surtout dans l’utilisation de plumes bleues, orange ou rose. Justement, j’ai particulièrement admiré une bordure de vêtement en laine finement tricotée qui a dû demander des semaines de travail.

Les références de cette civilisation andine s’attachent à l’environnement difficile entre Cordillère des Andes et forêt amazonienne. Malheureusement, l’héritage historique de ces peuples s’est perdu en l’absence d’écriture. Cependant, ils utilisaient un système mnémotechnique, dont « le code » a disparu avec les massacres perpétrés par les conquistadores. Ce système se basait sur  divers nœuds faits le long des différentes cordelettes qui formaient le quipou.

Cette exposition m’a permis de m’ouvrir à une vision de la technique et de l’art dans des cultures disparues autres que la culture gréco-romaine. J’avais déjà eu cette impression après avoir visité le musée national à Copenhague riches en œuvres d’art viking trouvées au Danemark.

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