Une St Sylvestre à Beaune

Il y a une semaine à peine, je passais le réveillon pour la nouvelle année à Beaune, en Bourgogne. Une semaine et cela me paraît déjà appartenir à un passé lointain, résultat d’un bon démarrage de l’année au bureau. Avant que mes souvenirs ne s’estompent complètement, je vais décrire cette St Sylvestre beaunoise entre amis.

Ce réveillon avait démarré pour ma part avec une impréparation qui m’est inhabituelle. En règle générale, je m’organise un minimum à l’avance. Mais le rythme assez rude des voyages de la fin d’année m’a portée en décembre, que dis-je, jusqu’à la semaine de Noël sans avoir pris mes dispositions c’est-à-dire au moins mon billet de train. Heureusement, un d’entre nous avait bien préparé ce qu’il fallait, donc la fête n’a pas été un fiasco.

J’ai rejoint mes amis à Beaune le vendredi 31 décembre à midi et l’après-midi a été consacrée aux derniers courses qu’ils avaient déjà débuté le matin par l’achat  du vin et du champagne chez Denis Perret et ensuite chez Aegerter, et de verrines chez notre habituel et excellentissime charcutier beaunois, Penaud rue Carnot dans le centre ville. Cependant, nous sommes retournés chez Penaud car ils avaient oublié l’essentiel, le jambon persillé que je n’avais pas goûté depuis le mois de juillet. Et il est quasiment sacrilège de venir à Beaune sans déguster sa part de jambon persillé de chez Penaud.

Nous avons ensuite observé la vendeuse de chez Bouché effectuer son calcul mental pour additionner notre commande de petits gâteaux et annoncer le résultat à la patronne. Aucune vérification de l’exactitude du calcul n’est faite alors qu’il doit être bien difficile de faire ainsi un rapide calcul de tête sans se tromper avec les clients qui se bousculent pour leur commande de fêtes. Même les courses au Leclerc de Beaune avaient une saveur particulière puisqu’au lieu de nommer communément les allées du parking par des lettres, ces dernières portent le nom d’un vin de la région : Ladoix, Meursault, Aloxe Corton…

Nous avons passé une très agréable soirée que j’ai ponctuée de quelques interventions musicales au traverso, au chant et au piano. Cependant, même si nous avions été raisonnables pour le vin, à une heure du matin, après une coupe de champagne, un demi-verre de chacun des quatre vins du repas, j’avais quelquefois quelques difficultés à me concentrer sur la partition. Le vin était excellent : nous avons commencé par deux vins blancs (je sais « rouge sur blanc… ») avec un Meursault-Perrières 2007 qui m’a beaucoup plu, un Clos des Mouches 2007 puis continué avec deux vins rouges un Gevrey-Chambertin 2007 et un Beaune Grèves 1999. La couleur de ce dernier s’était étonnamment éclairci.

Nous nous étions donné rendez-vous pour le petit déjeuner devant le traditionnel concert du Nouvel An par le Wiener Philharmoniker. Cependant, le bug du nouvel an de l’iphone 3 avait frappé. Notre camarade est arrivé en retard car son alarme « non récurrente » ne s’était pas déclenchée et quand on a visité le forum de discussion, même un matin de nouvel an, il y a du monde qui se réveille avec l’alarme de son iphone. Nous avons également largement commenté les tenues des danseurs classiques sur les valses viennoises, les femmes encore peu nombreuses dans les rangs du Philharmonique de Vienne mais également les Asiatiques alors qu’ils sont présents dans les orchestres européens. Par ailleurs, nous avons constaté avec surprise, voire un certain effroi, que les musiciens ne portaient pas tous la même tenue entre les différentes couleurs de pantalons de gris clair à gris foncé, avec ou sans rayure.

Autre discussion musicale du week-end : j’avais chanté lors du réveillon une pièce inscrite dans mon recueil comme l’Ave Maria de Caccini (1558-1618). Cependant, le style de cette pièce paraissait trop moderne pour l’auteur et après une simple recherche sur wikipedia, il apparaît qu’il s’agit d’un pastiche de 1970 qu’on devrait présenter comme l’Ave Maria « dite de Caccini » par l’auteur véritable Vladimir Vavilov.

Notre week-end s’est poursuivi par des agapes plus ou moins légères et arrosées avec une note spéciale pour le repas de midi le dimanche :  les restes du foie gras de Toulouse, des escargots de Bourgogne faits maison accompagnés de ravioles de Romans. et un Givry 1er cru rouge, vin préféré de Henri IV. C’est beau… et bon la rencontre des régions de France.

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Bonne année

Et voilà ce blog rentre dans l’année 2011. Les vœux de nouvelle année sont également l’occasion pour les bonnes résolutions.

La fin de l’année a été enrichissante mais également fatigante avec tous les déplacements. Je devrais normalement moins me déplacer mais un voyage à Tokyo est à l’ordre du jour pour le printemps.

Par ailleurs, cette année verra également la réalisation d’un projet musical avec des  concerts, je dirais même, une tournée nationale et internationale d’un duo tanguistique flûte-piano. J’écrirai davantage sur le sujet dans le futur.

Bonne année ! Happy new year ! Gutes Jahr ! Buen año ! Buon anno ! 良いお年を !

 

 

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Joyeux Noël

Joyeux Noël !!

par Mariah Carey

par Ray Charles

En passant | Publié le par | Tagué , , | Laisser un commentaire

S’envoler sous la neige à Orly

Je me rends compte finalement qu’il m’arrive pas mal de choses lorsque je prends l’avion à Orly. J’avais déjà signalé dans un précédent article l’enfer des départs pour les vacances de Noël mais je n’avais pas connu encore les difficultés à prendre un avion un jour de neige.

Ces difficultés ont commencé avant l’arrivée à l’aéroport avec les chutes de neige du matin. En effet, en prévision des conditions de circulation par temps de neige, j’avais pensé prendre le taxi. Cependant, aucune centrale de taxi n’avait de véhicule disponible pour m’emmener à Orly. J’ai donc pris ma voiture et je me suis engagée prudemment sur la route. A la hauteur du stade Charlety, plusieurs personnes cherchaient un moyen de transport pour rallier Orly en l’absence de bus. J’ai donc pris en voiture une famille prévue sur un vol à 10h15. J’ai pu rallier Orly à temps pour la fin d’enregistrement de mon vol qui devait partir à l’heure.

Cependant, la passerelle qui devait assurer le débarquement des passagers du vol précédent était gelée et Air France a dû trouver le moyen de les faire descendre par un escalier sur la piste. En cours de débarquement, une des passagères a eu un malaise. Ensuite, il a fallu  attendre le pétrolier qui devait effectuer le plein de kérosène. La neige continuait à tomber sur Orly et ces contretemps ne nous ont pas permis d’embarquer avant la suspension des atterrissages et des décollages entre 10h45 et 12h.

Avant midi, la neige a cessé de tomber et le ciel a commencé à s’éclaircir. Les vols ont ainsi pu reprendre et  nous avons embarqué dans le froid en descendant sur la piste pour emprunter l’escalier à l’arrière de l’appareil. L’embarquement terminé, l’avion a été dégivré. J’ai pu profiter du ballet de la machine à dégivrer. Avec ses lumières et ses antennes, elle me faisait penser à une de ces machines intelligentes tout droit sorties d’un film de science-fiction.

Après quatre heures d’attente, nous avons enfin pris le départ pour nous envoler vers Toulouse.

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Préparer son voyage au Japon et à Shikoku (四国)

Cela fait quelque temps maintenant que je suis revenue de mon séjour au Japon sur l’île de Shikoku mais je souhaitais expliquer comment nous avions préparé notre voyage.

Pour la préparation et l’organisation du séjour, j’ai trouvé un site très complet en anglais pour les informations touristiques et pratiques : www.japan-guide.com et des sites internet plus spécifiques concernant Shikoku : www.tourismshikoku.org et www.awanavi.jp.

  • Un programme de voyage itinérant

Nous avons voulu visiter plusieurs villes de Shikoku et nous avions  donc organisé notre programme de la manière suivante :

Note : en cliquant sur la date, vous accédez à l’article détaillant la journée concernée.

Mardi 12 octobre au soir : arrivée à Takamatsu

Mercredi 13 octobre : Takamatsu – Ritsurin Koen et Ogijima avec le Setouchi International Art Festival

Jeudi 14 octobre : Takamatsu – Yashima

Vendredi 15 octobre : Kotohira

Samedi 16 octobre : voyage en train de Takamatsu à Naruto – les tourbillons de Naruto – voyage en train de Naruto à Tokushima – soirée à l’Awa odori kaikan

Dimanche 17 octobre : Tokushima – spectacle de marionnettes à l’Awa Jûrobei Ashiki – voyage en train de Tokushima à Matsuyama

Lundi 18 octobre : Matsuyama – le château, des temples et les Dogo onsen.

Mardi 19 octobre : Matsuyama – voyage en train de Matsuyama à Takamatsu

Mercredi 20 octobre : départ de Takamatsu pour Paris

  • Le transport : l’avion et le train

Avec ma camarade de voyage, nous avions le projet de visiter le Japon et suite à la Japan Expo en juillet 2010, mon amie a eu la bonne surprise de se voir offrir le billet aller-retour Paris-Takamatsu avec la compagnie Asiana Airlines par le biais de l’association Shikoku muchujin. Pour ma part, j’ai dû acheter le billet d’avion dont le prix est inclus dans les dépenses induites par ce séjour d’un peu plus d’une semaine à Shikoku.

Nous avons été à peu près sûres de nos dates à Shikoku vers le début du mois de septembre ce qui fait que pour un séjour prévu en octobre, je n’ai pas forcément eu le billet d’avion le moins cher entre Paris et Takamatsu. Au début, j’avais essayé de trouver un tarif intéressant via les sites internet comme govoyages, opodo, etc… Cependant, la recherche Paris-Takamatsu sur ces sites ne me proposait pas le trajet par Asiana Airlines via Séoul. J’ai donc appelé directement l’agence d’Asiana Airlines à Paris pour faire ma réservation. Finalement, pour le trajet Paris-Takamatsu via Séoul, j’ai acheté mon billet aller-retour 1100 euros sachant que si je m’y étais prise plus à l’avance, j’aurais obtenu un tarif  plus intéressant pour l’aller avec un billet aller-retour à 850 euros.

Comme nous avions prévu de nous déplacer sur l’île, le second budget de transport concernait le train. Nous avions comparé les tarifs entre les billets de train simples et les pass disponibles. Nous avons finalement choisi une option mixte entre le pass 3 jours de Shikoku (15 700 yens – 140 euros) et un billet simple (6500 yens  – 60 euros) pour le dernier trajet. Les différents tarifs  sont expliqués et disponibles  ici sur japan-guide.com pour les billets de train ainsi qu’un mode d’emploi pour les déplacements en train au Japon ici. Par ailleurs, nous avons utilisé  Jorudan Co pour consulter les horaires de train.

A Takamatsu, nous avons circulé avec le train local pour rejoindre en particulier Yashima et Kotohira. Il faut acheter son ticket à une machine automatique avant l’accès au train. Un tableau donne le tarif à partir de la gare jusqu’aux différentes gares sur les lignes locales desservant Takamatsu.

  • L’hébergement

Nous avons privilégié les hôtels dans une gamme de prix entre 50 et 80 euros, proche du  centre d’activité (restaurants, etc…) à Takamatsu et de la gare centrale  ailleurs avec une préférence  pour les hôtels avec des chambres à la japonaise.

Nous avons effectué nos réservations via deux sites internet qui permettent d’affiner la recherche sur le prix, l’emplacement, le type de chambre : www.itcj.jp et www.japanican.com.

  • Le téléphone portable

Nous nous sommes également posé la question de la compatibilité de nos téléphones  portables français avec le réseau japonais, compatibilité qui n’apparaissait pas forcément assurée. Par ailleurs, le prix de la communication pouvait se révéler élevé. Nous avons donc choisi de louer un téléphone portable via le site www.rentafonejapan.com.

J’ai trouvé leur service très intéressant du point de vue qualité-prix. Nous avons réservé nos téléphones quelques semaines avant le départ en donnant l’adresse de notre premier hôtel où devaient nous être livrés les téléphones. L’agence nous a envoyé par mail le numéro ainsi que l’adresse mail du téléphone une semaine avant notre départ. Le renvoi du téléphone à l’agence se fait sans souci : il suffit de ranger le téléphone dans l’enveloppe timbrée fournie et hop ! dans la boîte aux lettres partie « équipements électroniques » à l’aéroport.

Pour ma part, j’ai assez peu utilisé le crédit de communication téléphonique et j’ai privilégié l’envoi de mails gratuits après l’activation de la fonction mail pour la modique somme de  300 yens (3 euros), surtout qu’avec la fonction caméra du téléphone, j’ai pu envoyer quotidiennement à mes amis en France quelques instants filmés durant notre séjour. La location du téléphone coûtait 3900 yens (35 euros) pour une semaine et 300 yens par jour supplémentaire.

  • Les guides de voyage

Je l’avoue, je suis une inconditionnelle du Lonely Planet à la fois pour les adresses de restaurants et bars et les informations culturelles et touristiques. Donc pour Shikoku, je suis partie avec le pavé sur le Japon de Lonely Planet.

Pour la première fois en voyage, j’ai emporté un guide de conversation : celui du Lonely Planet, très bien fait pour les différentes rubriques ainsi que les sujets abordés. Qui n’a pas rêvé d’entamer une conversation romantique en japonais, son guide de conversation à la main tout en cherchant la page pour commander des boissons au bar? Un autre guide plus synthétique est le « vocabulaire pratique du voyageur au Japon » édité par l’office national du tourisme japonais.

  • Se restaurer

Il faut vraiment être difficile pour ne pas arriver à se restaurer au Japon. Lorsque l’on a une petite soif, on trouve des distributeurs de boisson dans les endroits les plus improbables, quelquefois ils sont savamment cachés.

Ensuite, en ville, les restaurants de toutes sortes et de toutes tailles abondent et on peut très bien manger à midi et le soir sans se ruiner. Dans notre budget, à part notre « extravagante » soirée à 3000 yens (27 euros) chez le sushiman, nous avons beaucoup consommé de soupes aux udon avec un budget autour de 1000 yens (9 euros) boisson incluse par repas.

  • Autres informations pratiques

Je vous renvoie vers les pages concernées du site de japan-guide.com pour les rubriques suivantes.

l’argent (rubrique budget de japan-guide.com) : à Shikoku, nous avons rarement pu utiliser notre carte bancaire, sauf pour l’achat du pass et du billet de train. Il vaut mieux emporter des espèces en tenant compte du budget de voyage prévu sachant qu’il est difficile de retirer de l’argent avec une carte bancaire internationale sauf dans les bureaux de poste. Pour notre séjour, le budget par personne sans compter le billet d’avion a été de 1500 euros environ.

les consignes à bagages (rubrique bagages de japan-guide.com) : elles peuvent être très utiles surtout lorsqu’on voyage en itinérant.

les bus (rubriques bus de japan-guide.com) : le paiement du trajet en bus ou en tram (Matsuyama) se fait différemment au Japon. Lorsqu’on monte dans le bus, on prend un ticket qui indique la zone à partir de laquelle on est monté. Un panneau à l’avant du bus près du conducteur indique suivant votre zone de départ, la somme pour le trajet que vous payez ensuite en descendant du bus. Une machine à sous se trouve près du chauffeur de bus : il faut mettre le montant exact en monnaie sonnante et trébuchante mais la machine à sous vous permet de faire la monnaie.

l’adaptateur électrique (rubrique électricité de japan-guide.com) : il ne faut pas oublier également d’emporter un adaptateur de prise électrique mais il n’est pas nécessaire d’avoir un adaptateur-transformateur car les équipements électriques européens supportent bien le voltage japonais.

 

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